. LES STRATÉGIES POUR FAIRE FACE À UNE MISE À PIED              


Perdre un emploi n’est jamais chose facile, peu importe la raison. Cela peut ébranler votre confiance et affecter le sentiment de sécurité dont nous avons tous besoin. Heureusement, ce n’est pas la fin du monde, même si ça semble le cas. Voici certaines stratégies en cas de mise à pied pour vous aider à mieux vivre cette période transitoire.

1.  Préparez un budget familial

Aussitôt que vous le pourrez, préparez un budget familial et un relevé de valeur nette. Ces éléments sont importants afin de vous permettre de choisir vos options de mise à pied et aussi pour vous procurer une tranquillité d’esprit. Cette activité s’avérera utile si jamais vous avez besoin de l’aide de votre institution financière durant la période transitoire. Utilisez les calculateurs de budget familial et de valeur nette disponibles sur ce site Allez Savoir.

2.  Lisez attentivement le plan de caisse de départ offert par votre compagnie

Dans la plupart des cas, l’employeur offre à l’employé partant un règlement monétaire relatif à son dernier poste et aux années de service au sein de la compagnie. Il est vrai que cette période est stressante, mais il est important que l’employé revoie attentivement le programme offert lié au licenciement. 

Est-ce que l’accord est juste ? Est-ce qu’il reflète tous les aspects de votre ancien système de rémunération, votre poste, votre contribution à la compagnie, le nombre d’années de travail au sein de la compagnie et vos chances d’obtenir un autre emploi ? Si vous n’êtes pas certain, il est recommandé de chercher conseil auprès d’un avocat spécialisé dans le droit du travail.

Si l’accord ne semble pas équitable, vous avez deux possibilités : 1) identifier les problèmes et en faire part à la compagnie pour négocier une meilleure entente; 2) le litige. Dans la plupart des cas, négocier avec la compagnie est la meilleure chose à faire, mais en bout de ligne, il y a toujours des recours légaux possibles. 

3. Somme forfaitaire ou paiements mensuels ? 

Si vous avez le choix, est-il mieux de choisir la somme forfaitaire ou les paiements de maintien de salaire (c.-à-d. les paiements mensuels) ? Chacune de ces options a ses avantages. La somme forfaitaire vous donne le contrôle immédiat d’une large somme d’argent. Vous pouvez donc, avec l’aide de votre conseiller, investir cette somme efficacement, selon votre situation financière. Autre avantage intéressant, vous pouvez vous trouver un autre emploi sans risquer que les paiements ne soient interrompus.  

Si vous perdez votre emploi à la fin d’une année, essayez, avec votre employeur, de structurer une manière de paiements qui minimisera le plus possible votre impôt sur le revenu. Malheureusement, si vous choisissez la somme forfaitaire, vos avantages sociaux seront normalement annulés lorsque vous recevrez votre prime de départ.  

Avec les paiements de maintien de salaire, si vous décrochez un autre emploi, vous ne recevrez généralement que la moitié des paiements restants. Par contre, certaines personnes se sentiront plus à l’aise de continuer à recevoir des paiements mensuels réguliers et à avoir droit à leurs avantages sociaux pendant la durée des paiements. 

Peu importe l’option que vous choisissez, voyez avec votre compagnie et votre conseiller comment minimiser votre imposition. 

4.  Faites travailler l’indemnité de départ à votre avantage

Après être arrivé à une entente commune, que devriez-vous faire de l’argent ? Votre priorité est de placer cet argent dans un abri fiscal pour éviter de payer une forte somme en impôt sur votre paiement intégral.  

D’abord, placez tout ce que vous pouvez en REER. Vous pouvez placer jusqu’à 2 000 $ en REER chaque année civile (ou pour une partie de l’année) de service depuis 1995 si vous étiez membre d’un régime de retraite. Par ailleurs, vous pouvez placer 1 500 $ de plus pour chaque année de service avant 1989 si vous n’étiez pas membre d’un régime de retraite.  

Les paiements liés au licenciement qui ne sont pas placés dans votre REER seront imposables en totalité. Ils seront sujets à un taux de retenue de seulement 30 %. Il y aura généralement des impôts additionnels lorsque vous déposerez votre déclaration de revenu. 

Après avoir fait vos cotisations à votre REER, gardez un montant suffisant pour couvrir vos dépenses à court terme et votre impôt sur le revenu. Puis, si votre situation financière le permet, payez votre hypothèque et vos dettes non déductibles d’impôt.  

Afin de vous faciliter la tâche du calcul de votre produit disponible, allez au calculateur du budget familial pour établir des objectifs réalistes et pour vous assurer que vous vivez selon vos nouveaux instruments financiers. 

5.  Gérer la caisse de retraite de la compagnie

Si vous avez une caisse de retraite de la compagnie, que devez-vous faire ? Vous avez trois options :

  • laissez l’argent dans le régime et retirez une pension à un moment quelconque après l’âge de 55 ans;

  • transférez le montant dans une nouvelle caisse de retraite de l’employeur, même si cela peut être difficile; et

  • prenez une valeur de rachat de la pension (le montant qui doit être placé maintenant pour financer les prestations ultérieures de la pension) et transférez-la à un compte de retraite avec immobilisation des fonds (CRIF).  

Dans la plupart des cas, la troisième option est à privilégier si nous supposons que l’argent est bien investi. Généralement, cette somme d’argent investie générera un revenu plus important avec le temps que le régime de retraite d’entreprise non ajusté à l’inflation.  

6.  Les prestations d'assurance-emploi

Faites une demande dans les plus brefs délais pour obtenir des prestations d'assurance-emploi du gouvernement, même si les paiements ne commenceront pas avant que l’argent provenant de la mise à pied soit écoulé.  

7.  Les assurances à évaluer

  • Assurance-vie : Les régimes collectifs offrent la conversion à des assurances individuelles, mais la prime d’assurance est généralement à un taux plus élevé que le taux collectif. Ceci concerne particulièrement les personnes qui ont des problèmes de santé et qui ne peuvent pas obtenir d’assurance sauf en passant par le processus de conversion. Utilisez le calculateur d’assurance-vie pour déterminer la couverture dont vous avez besoin avant de convertir votre régime.

  • Assurance-maladie et assurance-soins dentaires : Déterminez quand la couverture en vigueur se terminera. Il se peut que votre conjoint(e) ait une couverture venant de son employeur. Si c’est le cas, assurez-vous que celle-ci couvre toute la famille. Sinon, des assurances privées sont disponibles.

  • Assurance invalidité : Elle se termine généralement lorsque vous quittez ou perdez votre emploi. Vérifiez d’abord les options d’assurance invalidité pour la période transitoire. Si vous décidez de travailler à votre compte, communiquez avec des compagnies d’assurance à propos des assurances pour travailleurs autonomes. Bien que dispendieuse, cette protection du revenu est importante pour votre famille.



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